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jeudi 28 mars 2013

Heure & humeur...

Dimanche, nous changeons d'heure!
 Même si ce printemps 2013 débute sous  des allures d'hiver, le lever du soleil n'en est pas affecté et , comme chaque année à cette époque, les jours s'allongent , les oiseaux chantent  et on se lève plus facilement car la lumière de l'aube agissant sur notre organisme, le prépare à l'éveil. Comme tous les êtres vivants sur cette planète, nos horloges biologiques sont réglées sur les saisons, le soleil, la lune....Hélas, depuis 4 décades, pour d'obscures raisons d'économies d'énergie,nous allons devoir nous extraire de nos draps douillets en pleine nuit et, en ce qui me concerne,comme les vaches et autres sympathiques collègues mammifères,  il me faudra 3 ou 4 semaines pour   recaler les heures où j'ai faim et celles où j'ai sommeil! Voilà 40 ans que je m'indigne - sans plagier qui que ce soit-  et si cette méchante humeur rencontre un écho, je me sentirais peut-être mieux, qui sait?
Il semblerait que les économies d'énergie ainsi réalisées soient de l'ordre de 440 GW (sur les 500 000 GW consommés chaque année) soit moins de 0,1% !
Personne n'est capable de dire en revanche quel est le coût sanitaire de cette mesure imposée par l'Europe et jamais remise en cause:   fatigue, stress, système immunitaire affaibli, enfants, personnes âgées, bébés et animaux décalés, accidents du travail et automobiles... On sort à peine d'une épidémie de grippe inégalée et des gastros de l'hiver et on nous en remet une couche....
 Comme je viens de le lire dans la lettre d'Alternative santé, la notion de cycles biologiques n'intéresse pas assez de  monde au pays de la médecine officielle alors qu'elle est pourtant au centre de toutes les grandes médecines traditionnelles ,chinoise et ayurvédique notamment. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué...

lundi 21 janvier 2013

Un pratiquant averti en vaut deux...

« Comment le yoga peut bousiller votre corps »,titrait il y a peu le New York Times dans un long article de plus de cinq pages. « Ah bon ? »,le yoga, on l’associe pourtant au calme et à la douceur.
Le récit est écrit à la première personne et son auteur, William J. Broad, qui pratique le yoga, explique qu'il s'est fait mal au dos.(...)
Certes, quand on le prend pour un sport, le yoga peut abîmer le corps, c'est une évidence! Le yoga n'est pas un sport et qu’on puisse se faire mal en faisant du yoga,oui! Mais une blessure est d’abord le signe d’une mauvaise pratique.On va se faire mal si on change de prof et de technique  tout le temps ou si on essaie d’aller trop vite car pour faire du yoga, il faut du temps et un cheminement cohérent.

L’ahimsa : « ne pas nuire »

Les nouveaux pratiquants sont trop souvent attirés par un effet de mode alors que le yoga c’est un point de vue sur le monde, une sagesse et l’un de ses premiers principe c’est l’ahimsa: “ne pas nuire, la non-violence.” Ne pas se faire mal, la bienveillance,  c’est l’essence même du yoga et si les gens se font mal, c’est surtout parce qu’ils font des choses qui ne ressemblent pas tellement à du yoga.
Devenue "super -tendance", la pratique  a attiré vers elle de plus en plus de monde. Aujourd’hui, en France, 3 millions de personnes déclarent faire du yoga. Autant que le tennis.Aux Etats-Unis, l’engouement est particulièrement fou et le New York Times raconte, dans son article, un passage de 4 millions de pratiquants en 2001 à 20 millions aujourd’hui.

« Les gens font de l’acrobatie, pas du yoga »

 Il y a de nouvelles formes de yoga, qui ont émergé pour attirer le public, comme le “yoga trend” , le yoga suspendu, le power-yoga et.c . Des déclinaisons du yoga introduites comme des sports et qui sont aujourd’hui en pleine effervescence.Les cours sont nombreux...Ces nouvelles pratiques, ce sont des “curiosités”. Les gens y font de l’acrobatie et ce n’est pas du yoga . Dénicher un vrai cours de hatha-yoga aujourd’hui, c’est comme chercher une bonne assurance : c’est la jungle.
Les "bons" prof's martèlent :« Le yoga, ce n’est pas du sport. Il n’est jamais question de compétition dans le yoga."

« Tout le cours a été super bizarre »

Un exemple trouvé sur un blog: Louise, 28 ans. Elle faisait déjà du « power yoga » mais elle a voulu tenter un cours d’ « ashtanga yoga ». Habituée à des mouvement plus doux, elle a un peu halluciné.
« C’était super sportif, et tout le cours a été bizarre. Le prof a commencé par chanter une chanson en indien, tout le monde l’a suivi. Ensuite, il fallait tenir sur les deux mains avec les bras pliés. Je ne sais pas faire ça moi ! »C’est précisément ainsi que Louise aurait pu se blesser. Elle a d’ailleurs été surprise par le manque d’encadrement de ce cours.« Il y a des filles qui viennent pour l’exploit physique. Elles veulent une souplesse de fou. D’habitude, en yoga, il ne faut jamais forcer : le but étant d’être pile à l’endroit où tu te sens bien. »

Le yoga victime du marketing

Il s’agit  d’un dévoiement du yoga et si un prof vous dit de vous mettre sur la tête, alors que c’est votre premier cours, partez en courant ! C’est un non-sens.
Le yoga est au coeur d’une démarche marketing, celle où l’on place le mot « zen » à toutes les sauces.On va acheter sa "zénitude" vite fait , façon fast-food.Alors que pour faire du yoga, on n’a besoin que de son corps, sa respiration, l'attention portée à soi. On prend l’homme tel qu’il est.
Avant de se lancer dans je ne sais quelle gymnastique intempestive à effets secondaires non désirés,on peut recommander la lecture des Yoga-Sutra de Patanjali,( cf notre bibliothèque). Cela remet très vite les pendules à l’heure par rapport à la dérive américaine actuelle.
 Je donne la parole à une prof intervenue sur un blog , à propos de cet article du NYT.
"Hum, il y a un amalgame/confusion très gênant à propos de ce que l’on connait en France sous le nom d’ashtanga viniyasa yoga qui est une pratique traditionnelle et ancienne directement inspirée du Yoga Korunta et enseignée depuis plus de trente ans chez nous... Rien à voir avec les déclinaisons anglo - saxonnes de type « power yoga » qui  s’orientent vers une logique de résultat commercial, physique, sensationnel, etc.
L’ashtanga viniyasa yoga est une pratique dynamique et engagée, guidée par le souffle, et les professeurs qui l’enseignent selon les préceptes de Sri Pattabhi Jois le font dans le respect du principe de l’ahimsa, à l’instar de toute autre école de Hatha Yoga digne de ce nom.
Ainsi, la pratique avancée de l’ashtanga n’est proposée qu’aux élèves prêts à s’y engager. Si cette pratique reprend des postures (simples ou avancées) communes aux différentes approches posturales du Hatha Yoga, c’est dans l’art de l’enchainement de ces postures et du contrôle du souffle que l’ashtanga yoga fonde sa spécificité.
De plus, cette pratique se construit sur l’idée de la série : les postures s’enchainent selon un ordre immuable (la guirlande) d’abord dans une série simple, que l’élève doit pratiquer harmonieusement avant d’envisager de découvrir une série plus complexe. La grande majorité des pratiquants se contente de la première série, le but n’étant pas d’accumuler les postures, mais de pratiquer en harmonie avec soi...
Rien n’empêche, ensuite, les pratiquants les plus engagés, d’approfondir leur démarche corporelle, mais toujours dans le respect de l'ahimsa...
On est très loin de la description proposée par l’article du NYT..
L’ashtanga souffre de deux maux : des enseignants peu scrupuleux qui discréditent cette belle pratique en la réduisant à l’enchainement de postures acrobatiques à des fins commerciales et des détracteurs qui profitent de l’aubaine pour jeter le bébé avec l’eau du bain... Cet article fait débat sur les réseaux depuis sa publication sur le NYT. En effet, on peut se blesser en pratiquant. Mais ce qui est mis en avant ici reflète les excès du yoga anglo- saxon, bien plus compétitif que ce qu’est en réalité le yoga.
Quand je lis qu’une jeune pratiquante débutante se déplace une cervicale en faisant la roue, le prof que je suis sursaute sur son tapis. La roue est déjà une posture très avancée et, il y a des déclinaisons beaucoup plus simples pour  ressentir les mêmes les bénéfices. De plus dans cette posture, on se doit de justement relâcher les cervicales. Donc le prof avait tout faux.
La problématique posée concerne plus l’information qui doit être donnée aux nouveaux pratiquants, attirés par un effet de mode ; des cours où des dizaines de personnes se bousculent. Pour moi, le bikram est la forme la plus dangereuse pour un pratiquant novice, et on demande de signer une décharge en cas d’accident. Ceci n’est pas normal à mon sens, car les dispositions physiques réclament une condition excellente. Et comme par hasard, cette forme de pratique (au demeurant intéressante pour des sportifs de haut niveau, des danseurs)   vient des Etats Unis et se développe en Europe (France, Belgique, Suisse ....)
Cet article ne reflète pas la réalité de la discipline, axée sur un travail sur soi, une recherche de réconciliation entre son mental, sa conscience et son corps. L’engagement corporel n' est qu' un élément de cette recherche.  C’est aux profs de le comprendre et le faire savoir, et c’est aussi aux élèves de ne pas s’exposer à une pratique trop exigeante pour eux. Si ça force, il faut savoir s’arrêter. C’est d’alleurs un enseignement majeur du yoga que de respecter son corps.
Sans cela, le yoga procure des effets bien positifs sur la santé et sur le mental.

vendredi 21 septembre 2012

CORRIDA

    suivez le guide  
  • J'ai senti un assaut de  mauvaise humeur  monter en moi en entendant à la radio ce midi l'avis du Conseil constitutionnel sur la corrida.
    Les sages ont jugé la corrida conforme à la constitution sous prétexte de tradition.Que voilà un pas de géant dans l'évolution de l'espèce humaine!
    Quitte à me faire traiter de bobo-écolo verdâtre et mièvre si je dis que je pleure à chaque fois que j'entends la chanson de Cabrel , je resterai cantonnée dans  ma "sensiblerie " en considérant que cela fait partie de l'évolution de l'Humanité d'avancer vers plus de compassion y compris envers le monde animal.
  • Et non, je ne "préfère" pas les bébés-phoques aux petits Africains mais les pays riches et supposés avancés que nous sommes ont les moyens financiers ( et intellectuels?) de soutenir les deux à des échelles différentes. Mais une souffrance reste une souffrance.
  • Et non, je ne mets pas sur un pied d'égalité l'animal et l'homme mais quand notre cher cartésianisme comprendra-t-il que l'animal ressent la douleur?  On n'en est plus à l'époque de Montalembert donnant des coups de pieds dans le ventre de sa chienne parce qu'elle ne sentait rien!
     les "sages" du Conseil constitutionnel n'auraient-ils pas plutôt céder aux amicales pressions des lobbies concernés et du ministre de l'intérieur ( d'origine espagnole)...
    Comme ce serait un spectacle amusant  que de lâcher ces messieurs dans une arène face à quelques taureaux afin qu'ils nous montrent comme c'est beau et artistique de mourir courageusement!
    "Tradition ininterrompue", disent-ils; mais alors, qu'on laisse lapider les femmes sous prétexte de tradition!
    Tradition d'exciser les filles, tradition de brûler les sorcières... ce n'est pas nécessairement beau ,une tradition.

dimanche 29 avril 2012

"Norvégienne ménopausée", çà vous rappelle quelqu'un?


Pas de politique dans ces lignes au sens politicien du terme - même si dans l'organisation et la vie de la "polis" , "tout est  politique"- mais une indignation féminine et citoyenne.
Oui, j'ai été choquée par la campagne de dénigrement subie par  Eva Joly .
A commencer par les jeux de mot stupides et machistes sur son nom: Joly? jolie?   Madame Joly a 68 ans et a certes dépassé le stade de la "joliesse"mais  j'espère que chacune d'entre nous sera, est ou a été  aussi séduisante  qu'elle à cet âge.
Et cette question stupide et rituelle posée à des invités sur une radio connue: "Vous êtes plutôt Eva Joly ou  Angelina Joli?" et  les mâles - j'admets quelques exceptions- de répondre en ricanant grassement "Angelina Joli, bien  sûr!" .Je n'ai rien contre Angelina Joli mais dans quelle société vit-on pour atteindre un tel degrés de jeunisme et d'irrespect?
Attaques répétées aussi  sur  son look qui ne cadre pas avec l'étiquette  "candidate" . Faut-il porter  des tailleurs griffés  pour s'attirer les suffrages?Faut-il le brushing " formaté TF1" de Laurence Ferrari?  Ou dans un autre registre, arpenter les podiums des meetings en bottes sexy et rouges  comme Rachida Dati?
Misère! comme disait Coluche!
Et son accent! Ah! Avec son  accent, on atteint des sommets!Des sommets où planent les vautours de la xénophobie. Comme madame Joly est magistrate, nordique et rigoureuse (triple pléonasme?) , on a eu droit à de sempiternelles  imitations avec l'accent allemand et ses relents nauséabonds  chez  bien trop de nos soi-disant humoristes peu inspirés!

Contre Eva Joly, ce fut un déchainement .Mais à une époque où chacun revendique "sa" différence, son identité, arbore son look comme une liberté individuelle, où l'abréviation "perso" est mise à toutes les sauces, on entend à longueur de journées  sur -presque- toutes les antennes des attaques d'une bassesse, d'une bêtise et d'une intolérance  rares sur la taille, l'âge, les rides, les popotins  ....Une société de la norme dans laquelle il faut être rangé, casé, étiqueté, homologué: telle taille,  tel poids,  tel look, tel âge et gare à la date de péremption, spécialement basse chez les femmes d'ailleurs!